Liberté d’expression et justice : l’AMLIH plaide pour une révision des décrets controversés
L’Association des Médias en Ligne Indépendants d’Haïti (AMLIH) a exprimé ses préoccupations autour des décrets portant sur l’organisation de la haute cour de justice ainsi que sur la régulation de la liberté d’expression et des délits de presse. Dans un communiqué daté du 29 mars 2025, l’organisation appelle à une révision de ces textes qu’elle juge sensibles pour l’équilibre démocratique.
Plutôt que de s’inscrire dans une logique de confrontation, l’AMLIH privilégie une approche basée sur le dialogue. Elle encourage les différentes associations de médias en ligne à se réunir rapidement en vue d’engager des discussions avec les autorités, notamment autour du décret contesté adopté en décembre 2025.
L’organisation met en avant la nécessité de renforcer le cadre du secteur médiatique à travers des actions concrètes. Elle insiste notamment sur l’importance de l’autorégulation, de la formation des journalistes et de la professionnalisation du métier, considérées comme des piliers essentiels pour garantir une information de qualité.
Composée de plusieurs acteurs du paysage médiatique numérique, l’AMLIH est dirigée par un comité incluant Kenzy Bernard (président) et Richardson Séraphin (secrétaire général). L’équipe comprend également Aly Zéphirin et Ulrick Tulmé dans des fonctions administratives, ainsi que les conseillers Yves Manuel, Philippe Joseph et Campane Joseph.
À travers cette prise de position, l’association entend favoriser une meilleure collaboration entre les autorités et les professionnels des médias. Elle estime qu’une révision concertée des décrets permettrait de concilier les exigences de régulation avec le respect des principes fondamentaux, notamment celui de la liberté d’expression.












