Scandale financier à l’OAVCT : un ancien employé dénonce le blocage de salaires et réclame justice
Dans une déclaration virulente diffusée ce mardi, Richardson Seraphin, ancien employé de l’OAVCT, met en cause le Directeur Général de l’institution, Pierre Raymond Jean André, ainsi que plusieurs cadres, dans une affaire mêlant blocage de salaire et détournement présumé de fonds. Sa mise au point, adressée aux autorités gouvernementales, aux institutions de contrôle et aux médias, dénonce des « manœuvres propagandistes » et réclame des réparations immédiates.
Seraphin affirme que son salaire du mois de mars 2025 a été volontairement retenu. Selon lui, le chèque n°0081419 n’a pu être émis que grâce à sa « compréhension du système administratif haïtien », sous la validation de Don Burt Tertulien, assistant directeur administratif et financier.
Il accuse également Frantz Nathanël Guillaume, chef de cabinet, d’avoir ordonné au coordonnateur de la paie, Vladimir Daniel Christopher Charles, de bloquer le processus. Plus grave encore, il dénonce la « disparition troublante » de deux autres chèques (n°0081443 et 0081536), et questionne une possible exécution d’« instructions illégales » au sein de la comptabilité.
Sur le plan financier, Seraphin évoque un préjudice collectif. Selon lui, 37,5 % des 122 586,67 gourdes (environ 1 070 USD) dus aux employés n’ont jamais été versés. « Je compatis avec les autres victimes », a-t-il déclaré, estimant que d’autres collègues subissent le même sort.
Enfin, il exige que des poursuites judiciaires soient engagées contre « les auteurs et complices », et demande réparation et dédommagement. Son appel est clair : « Que justice soit faite ! »
Cette affaire éclaire d’un jour sombre les pratiques internes de l’OAVCT, une institution censée incarner la protection sociale des travailleurs civils en Haïti. Les accusations de blocage de salaires, de disparition de chèques et de complicité hiérarchique, si elles s’avéraient fondées, risquent de déclencher un véritable séisme administratif.
Le scandale survient dans un contexte socio-économique déjà explosif, où la moindre affaire de corruption ou de détournement alimente la colère d’une population frappée par l’insécurité et la pauvreté.
À l’heure de la publication, ni Pierre Raymond Jean André ni les autres responsables cités n’ont répondu aux accusations. La déclaration de Richardson Séraphin appelle toutefois les autorités de régulation, notamment l’ULCC et l’Inspection Générale des Finances, à diligenter une enquête urgente.
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