La SJDESOC dénonce une justice sélective et appelle à faire toute la lumière sur le dossier de Jemley Marc Jean-Baptiste

Port-au-Prince, le 26 juillet 2026 – La Solidarité des Jeunes pour le Développement Social (SJDESOC) exprime sa profonde préoccupation face à l’évolution du dossier judiciaire de Jemley Marc Jean-Baptiste, ancien directeur général de l’Office National d’Assurance Vieillesse (ONA), détenu depuis plus de dix-huit mois sans qu’une décision définitive n’ait été rendue.
La SJDESOC dit avoir pris connaissance avec inquiétude des informations faisant état de la poursuite du traitement de ce dossier par le juge Loubens Élysée, alors que des démarches judiciaires auraient été engagées par la défense de l’ancien directeur général de l’ONA pour contester l’intervention du magistrat dans cette affaire.
Selon les informations communiquées à l’organisation, les avocats de Jemley Marc Jean-Baptiste auraient adressé une sommation au juge Loubens Élysée, lui demandant de se dessaisir du dossier et de s’abstenir de toute intervention ultérieure. La défense estimerait que le magistrat n’aurait plus qualité pour poser des actes ou procéder à une quelconque qualification dans le cadre de cette procédure.
La SJDESOC souligne également que cette démarche intervient dans un contexte où un arrêt de la Cour de cassation aurait déjà fait l’objet d’une signification officielle par exploit d’huissier. Pour l’organisation, si ces éléments sont confirmés, ils soulèveraient de sérieuses interrogations quant au respect des décisions judiciaires, des procédures établies et de l’exigence d’impartialité dans le fonctionnement de l’appareil judiciaire.
Des inquiétudes sur le fonctionnement de la justice
Pour la SJDESOC, la situation actuelle alimente un sentiment d’incompréhension au sein de la population et renforce les inquiétudes autour d’une perception de justice à plusieurs vitesses. L’organisation estime qu’une clarification des autorités judiciaires compétentes est nécessaire afin de préserver la crédibilité des institutions et la confiance des citoyens dans l’État de droit.
La SJDESOC appelle le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé à encourager, dans le strict respect de la séparation des pouvoirs et de l’indépendance de la justice, un climat favorable à la transparence institutionnelle et au respect des droits fondamentaux de chaque justiciable.
Elle invite également les institutions nationales chargées de la protection des droits humains à suivre avec attention l’évolution de ce dossier, afin de veiller au respect des principes relatifs au procès équitable, à l’impartialité et aux garanties procédurales.
« Nul n’est au-dessus de la loi »
La SJDESOC réaffirme son attachement au principe selon lequel nul n’est au-dessus de la loi, tout en rappelant que personne ne doit être privé des garanties que lui confère la loi.
L’organisation appelle ainsi les autorités judiciaires à faire toute la lumière sur ce dossier, dans le respect des principes de justice, de transparence ainsi que des engagements constitutionnels et internationaux d’Haïti en matière de droits humains.
Pour la SJDESOC, la justice ne doit pas seulement être rendue ; elle doit également inspirer confiance. L’organisation estime que la vérité judiciaire ne peut émerger que dans le respect du droit, des procédures établies et des garanties fondamentales accordées à tout justiciable.
Jean Valdonel CONSTANT











