Gracia Delva interpelle sur le sort des déplacés de Marchand-Dessalines à l’occasion du 17 octobre
À l’occasion de la commémoration du 220e anniversaire de l’assassinat de Jean-Jacques Dessalines, le 17 octobre, l’ancien député de Marchand-Dessalines et ancien sénateur de la République pour le département de l’Artibonite, Gracia Delva, attire l’attention sur la situation des habitants contraints de fuir leur communauté en raison de l’insécurité.
Dans son message, il rappelle la place particulière qu’occupe Marchand-Dessalines dans l’histoire nationale, en raison de son lien avec le fondateur de l’indépendance haïtienne. Il estime que la préservation de cet héritage doit également passer par des mesures concrètes en faveur de la population, notamment des familles déplacées.
Ces départs forcés entraînent de lourdes conséquences pour les habitants, qui abandonnent leurs maisons, leurs terres et leurs activités économiques pour trouver refuge dans d’autres régions du pays. Les paysans, les planteurs, les éleveurs et les commerçants figurent parmi les personnes affectées par cette situation, qui fragilise les moyens de subsistance de nombreuses familles.
Gracia Delva souligne que l’aide alimentaire et humanitaire, bien que nécessaire, ne saurait répondre à elle seule aux difficultés rencontrées par les personnes déplacées. Il met en avant la nécessité de soutenir la reprise des activités agricoles et commerciales, de restaurer les sources de revenus et de permettre aux familles de retrouver leur autonomie économique.
La question du retour des déplacés constitue également une préoccupation centrale de son message. Pour l’ancien parlementaire, le retour dans les communautés d’origine doit s’accompagner de conditions de sécurité suffisantes, de la protection des biens et de possibilités réelles de reprendre les activités économiques.
À travers cette prise de position, Gracia Delva replace la situation de Marchand-Dessalines dans le contexte de la commémoration du 17 octobre. Il invite ainsi à dépasser les hommages symboliques à Jean-Jacques Dessalines pour accorder une attention particulière aux difficultés vécues par les populations.
La protection des habitants, la sécurité des familles et la relance des activités économiques apparaissent ainsi comme des enjeux essentiels pour préserver la dignité de la population de cette commune historique.
Pour Gracia Delva, la mémoire du Père de la Nation doit aussi se traduire par la défense des droits et des conditions de vie de ses descendants. Marchand-Dessalines, symbole d’une étape fondamentale de l’histoire haïtienne, doit pouvoir offrir à ses habitants les conditions nécessaires pour vivre en sécurité et reconstruire leur avenir.
Kenson Abellard












