Des voix appellent à épargner Uder Antoine dans la crise autour du décret électoral entre l’exécutif et le CEP
Port-au-Prince, 4 juin 2026
La crise persistante entre l’exécutif et le Conseil électoral provisoire (CEP) autour de la publication du décret électoral continue de susciter des tensions sur la scène politique. Le différend porte notamment sur la conformité du texte publié par rapport à la version initialement transmise par l’institution électorale.
Dans ce contexte déjà sensible, le CEP a pris une mesure conservatoire à l’encontre de M. Uder Antoine, lui interdisant l’accès à ses locaux jusqu’à nouvel ordre. Cette décision intervient dans un climat de fortes incertitudes entourant son rôle et sa situation administrative au sein de l’institution.
Cette mesure a rapidement provoqué des réactions dans certains milieux politiques et civils. Plusieurs voix appellent à la retenue et estiment que M. Uder Antoine ne devrait pas être associé aux tensions opposant les différentes institutions autour du processus électoral.
Ses partisans insistent sur une posture de neutralité. « Uder Antoine est quelqu’un qui n’a pas de camp. Son camp, c’est Haïti », affirment-ils, plaidant pour qu’il soit épargné du bras de fer institutionnel en cours.
Dans un climat marqué par des divergences persistantes entre l’exécutif et le CEP, les appels au dialogue se multiplient afin de préserver la stabilité du processus électoral et d’éviter toute escalade.
Pour l’heure, les discussions se poursuivent en vue d’aplanir les désaccords liés au décret électoral et de ramener un climat d’apaisement au sein des institutions concernées.













