OFATMA : l’impact des écarts de transferts sur le fonctionnement de l’institution
Des informations issues de sources proches du dossier révèlent que plus de 400 millions de gourdes seraient prélevées chaque mois sur les salaires des fonctionnaires haïtiens au titre des cotisations destinées à OFATMA. Toutefois, seulement environ 100 millions de gourdes seraient effectivement reversées à l’institution par l’État central.
Cet écart important entre les montants collectés et ceux transférés aurait des conséquences directes sur le fonctionnement de l’organisme. OFATMA, chargé de la couverture des assurances maladie, maternité et accidents de travail, se retrouve ainsi sous pression pour honorer ses engagements financiers envers les prestataires de services de santé.
Sur le terrain, cette situation se traduit par des retards répétés dans le paiement des factures des structures sanitaires partenaires. Certains hôpitaux et cliniques dénoncent des délais qui affectent leur trésorerie et, par ricochet, la qualité des services offerts aux assurés.
Pour les fonctionnaires, principaux contributeurs du système, le constat reste préoccupant. Malgré des prélèvements réguliers sur leurs salaires, beaucoup expriment des difficultés à bénéficier d’une prise en charge fluide et rapide en cas de besoin médical. Cette situation alimente des interrogations sur l’efficacité du mécanisme de gestion des fonds.
Les écarts constatés dans les transferts financiers soulèvent également des questions sur la chaîne de gestion des ressources publiques. Plusieurs observateurs estiment qu’un renforcement des mécanismes de contrôle et de transparence serait nécessaire afin de garantir une meilleure traçabilité des cotisations et leur utilisation effective.
Dans ce contexte, des appels sont lancés en faveur d’un audit approfondi pour clarifier la situation et identifier les causes de ces dysfonctionnements. L’objectif serait de restaurer la confiance entre les assurés, les prestataires et l’institution.
Au-delà des chiffres, cette situation met en lumière les défis structurels auxquels fait face le système de protection sociale en Haïti, où la régularité des transferts financiers apparaît comme un élément clé pour assurer la continuité et l’efficacité des services.











